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COMPTE RENDU DE LA QUATRIÈME BALADE VÉLO DU 6 MAI 2022

Ce 6 mai s’annonçait être le type de la belle journée dont les cyclistes raffolent. Elle le fut. Et ce malgré un brouillard matinal des plus sournois mais il fallait bien plus que cela pour désorienter les 16 participants. 

Roselyne Buisseret, la tête pensante du circuit ayant prévu que pour cette première sortie, les forces ne seraient pas équilibrées, a préféré scinder le groupe en deux : le premier se voyait octroyer 60 km d’aller-retour, au second groupe, la moitié ou 30 km soit 15 km aller-retour. 

Voulant jouer une prudence qui ne m’est pas coutumière et faisant fi de ma témérité habituelle, j’ai choisi la version courte et rejoins á Andenne le groupe pour lequel plaisir ne rime pas avec exploit. 

Sur le lieu du rendez-vous, soit le parking de Lidl dont la devise est le rempart à la vie chère mais n’allez pas y voir une allusion au « pouvoir d’achat », pièce maîtresse du programme de Marine Le Pen. Ce n’est pas le genre de la maison.

Dominique Lhonneux nous a expliqué que Jules César lors de ses guerres de Gaule avait établi un poste de garde tous les 30 km le long de la Meuse correspondant à une journée de marche de ses légions. 

Ainsi la première légion nous avait déjà rejoint à Andenne avant que nos montures soient fin prêtes. Sous le coup de midi pile, les deux légions réunies s’élancent avec enthousiasme, ivres d’en découdre sur les rives mosanes. 

A midi cinq, premier arrêt : motif, le casse-croute et cela ne se mégote pas. La loi du groupe prime. On apprécie le choix du lieu décidé par la responsable de la balade : un seul banc pour nos 16 séants mais une prairie avec des pâquerettes. Pendant ce déjeuner sur l’herbe, on contemple sur l’autre rive une forte activité industrielle, un atelier de restauration de péniches usées et un stockage de terreau encore tout fumant sous forme de terrils. En Wallonie, n’en déplaise les esprits chagrins, ça turbine. 

La prochaine étape avalée en moins d’une heure, nous envahissons la fière petite ville de Huy, chère à Dominique Lhonneux dont l’enfance court encore sur les pavés de la vieille ville entre le fort, le vieux pont, la collégiale et la fontaine. Dominique a retiré de sa bibliothèque un poussiéreux grimoire où le passé glorieux de la cité Hutoise nous saute à la figure à chaque page feuilletée. 

On commence le tour de ville par la vénérable collégiale Notre Dame qui porte les cicatrices de toutes les guerres. La rosace, d’origine, bien alignée face au soleil, flamboie, lançant ses flammes multicolores sur les majestueuses colonnes gothiques. On se recueille dans ces lieux sacrés et on imagine la première communion de la petite Dominique tenant fièrement son cierge, s’avançant solennellement dans la nef centrale, faisant attention à ne pas marcher sur son aube immaculée, sous l’œil attendri de monsieur le Doyen. 

La grande place, par ce temps radieux n’est qu’une immense terrasse de café ou chacun de nous s’installe pour commander le verre de l’amitié tout en respectant les bonnes traditions. Notre cher trésorier, Jean Claude, nous rappelle que nous sommes sponsorisés par le club, ce qui renforce encore le plaisir de la première gorgée de bière.

La photo du groupe devant la fontaine historique « Li Bassina » fut notre point d’orgue et les deux légions ont remonté le cours de la Meuse, bien calées sur leurs selles, sans aucun vent contraire mais enveloppées par le parfum des aubépines et la vision des pommiers en fleurs. Que du plaisir. 

Je n’ai pas assisté, et je le regrette, à la clôture de cette journée mais qui d’après Roselyne fut marquée par de joyeuses agapes au restaurant de « La Baïta » à Louvain la Neuve. Elles furent également honorées de la présence d’anciens cyclistes dont Bernadette et André Vincent, Michel Wacquez, Puce Koutny, Martine Gilson ainsi que Monique et Jacques Drèze qui, par leur présence, relevaient encore le niveau festif.

 Philippe de Salle

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